Diabète et mycose vaginale intime

Chez les femmes diabétiques, les mycoses génitales sont plus fréquentes que chez les femmes non diabétiques. Pourquoi ces problèmes gynécologiques et que faire pour prévenir et soigner les mycoses vulvo-vaginales chez les femmes souffrant de diabète ?

Les mycoses vaginales, plus fréquentes chez les diabétiques


Les femmes diabétiques ont plus souvent des mycoses génitales. En effet, d’après une étude. Des prélèvements vaginaux chez des femmes diabétiques mettent en évidence chez 46 % des femmes diabétiques pour 23 % des femmes ne souffrant pas de diabète. Les deux groupes étaient des femmes d’âge et de poids comparable. Le risque de candidose vaginale (l’autre nom des mycoses) est doublé chez les femmes diabétiques.

Les mycoses génitales des diabétiques ne sont pas les mêmes

Chez les femmes diabétiques, les levures ou champignons ne sont pas exactement les mêmes.
Chez les non-diabétiques, on retrouve le plus souvent des candida albicans à l’origine des mycoses. Aussi chez les femmes souffrant de diabète, on trouve plus souvent des candida glabatra (dans 39 % des cas), candida albicans (26 % des cas), ou candida tropicalis (dans 17 % des cas). Ce n’est pas un détail, car les candida non albicans sont souvent plus résistants aux traitements. Une femme diabétique peut donc être plus difficile à soigner quand elle souffre de mycose vulvovaginale.

L’équilibre du diabète influence le risque de mycose vaginale

Chez les femmes diabétiques dont le diabète n’est pas très bien équilibré (hémoglobine glyquée ou HbA1 plus élevée) ont davantage de mycoses vulvaires et vaginales que les femmes diabétiques dont le diabète est bien équilibré.

Pourquoi les femmes diabétiques ont plus de mycoses vaginales ?

C’est que lorsque le taux de sucre dans le sang (glycémie) est trop élevé, les urines contiennent du sucre. Or, le sucre est un aliment qu’adorent les divers candida, agentes des mycoses. Et comme l’urine sort par l’urètre, tout près de l’entrée du vagin, disons que pour être imagé, l’urine d’une femme diabétique non équilibrée contient du sucre qui est se comporte comme un engrais pour les candida glabatra, albicans, tropicalis…

Je suis diabétique et j’ai une mycose génitale, que faire ?

En parler au médecin pour se faire soigner bien évidemment. Puis, si cela récidive, insister auprès du médecin pour en trouver la cause. Il faudra peut-être faire un prélèvement. Car si un candida plutôt résistant est en cause, le traitement classique peut ne pas suffire.
Ensuite, la deuxième chose à faire, c’est TOUT faire pour équilibrer mieux le diabète, et faire diminuer le risque de récidive des mycoses génitales. Et puis prendre les précautions d’hygiène anti-mycoses vaginales. Pour plus d’infos lire notre article : mycoses vulvo-vaginales, 20 gestes anti-récidive…

Mycose gynécologique à répétition, faire un dépistage de diabète ?

En cas de mycose génitale à répétition, bien sûr que oui, il faut faire un dépistage de diabète. On découvre parfois un diabète à l’occasion d’une mycose vaginale. Il faut donc faire un dépistage du diabète si l’on a un risque de diabète + une mycose ou si l’on a une récidive de mycose vulvo-vaginale. Afin de mieux se traiter, sur le plan du diabète et de la mycose vaginale.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Si vous êtes diabétique, avez-vous déjà souffert de mycoses vulvo-vaginales ? Avez-vous été soignée facilement ? Avez-vous eu des examens pour détecter quel levure ou quel candida était en cause ? Et si vous n’êtes pas diabétique, mais sujette aux mycoses vaginales, votre médecin vous a-t-il déjà proposé un dépistage du diabète suite à une mycose génitale ?

Pensez à laisser un message ci-dessous en bas de la page dans notre zone de forum. Cela pourra servir à d’autres que vous ! On vous demande un nom, mais vous pouvez laisser un pseudo ; on vous demande un mail, mais, mais il n’apparaîtra pas… Discrétion oblige !

Cet article a été écrit par un médecin.

© masanteintime 2013

Sources :
R. Goswami, et col : Species-specific Prevalence of Vaginal Candidiasis Among Patients with Diabetes Mellitus and its Relation to their Glycaemic Status. Journal of Infection. Volume 41, Issue 2, September 2000, Pages 162–166

3 réponses

  1. Démangeaisons après premiers rapport sexuels
    Je suis diabétique depuis l’âge de 4 ans et demi. J’ai eu 18 ans le 23 juin 2019 et j’ai perdu ma virginité dans la nuit du 16 au 17 juillet. On l’a refait 3 autres fois. Et pas longtemps après, ça a commencé à me démanger au niveau de la vulve, des petites et des grandes lèvres et j’avoue que sa commence à m’angoisser. Cela ne fait pas vraiment longtemps que ça commence à me gratter. Et pour les 4 fois qu’on l’a fait, on ne s’est pas protégé, mais il m’a assuré les fois qu’on a fait l’amour qu’il n’avait pas de maladie (ITSS). Quand à mon médecin il est au courant pour mes relations sexuelles. Il ne croit pas que je sois enceinte, mais ça a commencé à me démanger peut-être quelques jours après, donc il n’est pas au courant. Je le revois seulement dans un mois et il m’a dit que dans un mois si j’ai des signes, de faire un test de grossesse, que de toute façon on allait se voir se voir après mais je ne pense pas pouvoir attendre jusque là puisque cela me rend anxieuse.. et dans la vie j’ai un trouble d’anxiété donc si vous pouvez me répondre dans les plus bref délais sa serait vraiment apprécier… sa me rassurerais beaucoup….

    1. Réponse de médecin à Emilie, diabète et démangeaisons après une première fois
      Après les premiers rapports sexuels, il existe souvent des irritations, voire des mycoses. Cela n’a souvent rien de grave. En effet, c’est l’adaptation des deux flores microbiennes intimes. Je vous engage à lire cet article qui donne des précisions.
      Sinon, vous pouvez faire un test de grossesse qui s’achète en pharmacie dès 3 semaines après votre dernier rapport sexuel à risque. Il sera fiable seuelmeent à ce moment. Mais l’essentiel, ce serait de mettre en place une contraception pour limiter les risques de grossesse au maximum, et d’utiliser un préservatif. En effet, on ne peut pas savoir si l’on est porteur d’une IST. L’hépatite B par exemple, se transmet par le sang et ne donne pas forcément de signes… C’est un exemple, mais il est impossible de dire à quelqu’un : je n’ai pas d’IST. On peut également par exemple, transmettre de l’herpès, même si l’on n’est pas en crise. Donc je vous dis, mademoiselle, prenez soin de vous !

  2. La question de Chouchou
    Je suis diabétique et je souffre d’une mycose vaginale. Mon médecin m’a prescrit des ovules, une crème et un comprimé à prendre et un autre après 1 semaine. C’est le premier jour de traitement. Elle m à donné un prélèvement vaginal c’est quoi ça svp ?

    Réponse de médecin pour masanteintime : Je ne comprends pas bien votre question ! Pourriez-vous préciser un peu plus ce que vous demandez ?

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